Le nerf de la guerre, lors d’une transaction immobilière, est le montant que sera évalué notre immeuble. J’ai déjà eu en ma possession un dessin très humoristique qui dépeignait le même immeuble selon le point de vue du vendeur (un château) de l’acheteur (une bicoque) de l’évaluateur (un bungalow réaliste), l’institution financière (un petit bungalow).

Les courtiers, comme les évaluateurs agréés utilisent plusieurs outils pour bien évaluer le prix de vente. Le plus utilisé, je dirais, est les comparables. Pour les condos, c’est très facile, on regarde ce qui s’est vendu dans le même immeuble. Si ce n’est pas la même année, on regarde le taux d’augmentation, ou non, des dernières années. Ce n’est pas au même étage, on calcule la plus-value de l’étage. S’il y a eu des travaux par rapport aux autres qui n’en ont pas eu, on estime la valeur des travaux.

La valeur des rénovations se calcule aussi pour tout autre immeuble. Il faut cependant noter qu’on risque de ne pas récupérer tout l’argent investi si l’on a mis des produits trop hauts de gamme et qu’on revend deux ans plus tard par exemple. Il y a aussi un entretien normal qui ne s’ajoute pas nécessairement au total.

Une bonne façon aussi est de voir quelle est l’évaluation municipale. En ce moment et en fonction des quartiers, l’immeuble se vend à un pourcentage donné. Par exemple, un bungalow à Charlesbourg peut se vendre de 20 à 30 % de plus que l’évaluation. Il faut cependant regarder des immeubles des mêmes années pour arriver à cette conclusion.

On peut calculer aussi le coût de construction neuve, moins le nombre d’années d’usure.

Un critère très important restera toujours celui de l’offre et de la demande. En ce moment, pour les condos, il y a huit vendeurs pour un acheteur, donc c’est plus un marché équilibré, l’acheteur ayant un plus grand choix.

Il y a quand même aussi une certaine part de subjectivité. Dans le cade d’une vente, deux évaluateurs ont évalué le même condo avec une différence de 15 000 $.

Une chose est certaine, vaut quand mieux s’en remettre à des professionnels qui ont l’expérience. Il y a beaucoup de courtiers qui offrent ce service gratuitement.

Lors d’une transaction, je dis toujours aux personnes concernées ceci : le vendeur veut le meilleur prix pour son immeuble, l’acheteur le moins élevé, est-ce que l’on peut se rencontrer au milieu et avoir une situation gagnant gagnant. Telle est la question…

Marie-Hélène Ouellette

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Marie-Hélène Ouellette

Marie-Hélène Ouellette oeuvre dans la domaine de l'immobilier depuis près de 10 ans, principalement au centre-ville de Québec, entre autre pour les condos, mais aussi là où ses clients l'amènent.

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