Tout d’abord, définissons ce que l’on considère comme de la location court terme. En principe, la location court terme implique que l’immeuble soit offert en location pour une période de moins d’un an, qu’il soit meublé, équipé et que tous les frais soient pris en charge par le propriétaire. Ce genre de services est parfait pour des locataires en transition : transfert, études, séparation, attente d’une nouvelle demeure, etc. Il peut arriver que les gens le louent pour un an et plus, mais c’est assez rare (10 % de la clientèle).

Comme toutes les dépenses sont comprises dans le montant du loyer, les prix demandés paraissent astronomiques à première vue, les propriétaires pensent faire avec ce genre de location des affaires en or.

En réalité, si l’on considère la promotion pour recruter de nouveaux locataires, le ménage qui doit être fait entre chaque location, l’achat de meubles et d’accessoires, tous ces facteurs nous amènent soit à un revenu égal ou moindre comparé à une location à l’année qui n’inclut rien. J’ai déjà magasiné pour un client les accessoires, la vaisselle et la literie pour une location et je vous dis qu’on atteint rapidement le mille dollars.

Alors si la réalité est si abrupte, quels sont les avantages d’une location court terme ?

Ce genre de location est intéressant pour des gens qui se servent de l’immeuble locatif comme pied-à-terre à l’occasion et qui ont une certaine flexibilité pour l’occupation des lieux.

Si ce genre d’investissement vous intéresse, voici ce que vous devez prendre en considération :

Règlements municipaux : il existe un règlement qui indique ce qui est permis. Pour Québec, à part quelques exceptions, la loi est de 32 jours et plus pour la location court terme. Il y a de fortes amendes si l’on ne respecte pas le règlement.

Règlements de la copropriété : ils statuent aussi sur ce qui est permis. Cela varie à : respecter le règlement municipal en vigueur à un an minimum.

Ministère du tourisme : si notre municipalité accepte les locations à la journée et à la semaine, il faut s’inscrire au ministère et se faire classer. Il faut alors payer des taxes d’hébergement de 3 % env.

Impôt : il est entendu que l’on doit déclarer revenus et dépenses. Il faut faire très attention si l’on fait une location de moins de 60 jours, c’est considéré comme de la location commerciale. Lorsque l’on revend, on doit charger la TPS et la TVQ à l’acheteur sur le montant de la vente.

J’espère que ces informations vous aideront à prendre des décisions éclairées sur ce sujet.

Marie-Hélène Ouellette

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Marie-Hélène Ouellette

Marie-Hélène Ouellette oeuvre dans la domaine de l'immobilier depuis près de 10 ans, principalement au centre-ville de Québec, entre autre pour les condos, mais aussi là où ses clients l'amènent.

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